Cette semaine, Arnon nous a indiqué que le lendemain matin nous allions aider à planter des arbres pour un autre projet écologique. OK, pas de problème, pourquoi pas, planter des arbres ou nettoyer des boxes…

Un van est ainsi venu nous chercher le lendemain matin pour emmener tous les ”volontaires” sur le lieu dit de plantation à 1 heure de là . Bien entendu, nous nous attendions tous à nous retrouver en pleine forêt, au milieu d’anciennes plantations de palmiers par exemple, avec des pelles et de petites poussent à enterrer.

Vous l’aurez saisi, l’expérience fut légèrement différente : Nous avons été accueilli par la présidente et la vice-présidente du Club prestigieux du Rotary International, au milieu d’un parc arboré et de serres de bananiers. Nous avions rapidement compris qu’ils souhaitait mieux faire connaître l’un de leur projet, soutenu par la princesse de Thaïlande.

Et en un instant, nous sommes ainsi devenus de véritables objets promotionnels, pris en photos avec les politiques locaux, en train de jeter des poissons dans des étangs à réhabiliter.

Au final, nous avons tout de même planté des arbres pour le geste, et la photo !  “Smile” !

Malgré notre surprise, le programme financé par la princesse a tout de même le mérite d’être des plus honorables, car il a pour but d’éduquer les habitants du pays à certaines pratiques respectueuses de l’environnement et s’écarter du soit disant eldorado touristique par de meilleures pratiques agricoles.

Pour nous remercier, nous avons tout de même été invités à déjeuner. Nous étions vraiment des hôtes de marque car ils nous ont servi l’un des plats les plus apprécié dans la région… je vous laisse d’abord regarder la photo et essayer de deviner.

Bravo à ceux qui ont trouvé, il s’agit bien d’une salade de larves de fourmis !

 

A 7 h pétante

La journée démarre avec une course effrénée de Jeanne et Basile vers l’enclos des poules pour récupérer les oeufs et les ramener le plus vite possible à la Grand-Mère (c’est comme cela qu’on appelle la maman d’Arnon). Grâce à ce jeu, Basile qui ne pouvait pas avaler un oeuf, s’est mis à les adorer. Après quelques omelettes par terre, immédiatement pardonné par Arnon qui est fan des 2 loulous, direction l’aire des lapins. Ils la nettoient et remplissent de nourriture & d’eau les récipients. Bon, parfois ils s’amusent juste avec eux et nous on nettoie …

Ensuite direction, les brebis pour aider les américaines girls à finir de nettoyer les mille crottes des brebis (leur production est délirante). On finit par les crottins de chevaux (production beaucoup plus raisonnable) en tentant de ne pas se faire croquer par Mordicus le poulain fou fou qui mord les derrières.

 8h petit déj

Au menu en fonction des jours pâtes thai et papaye ou pain de mie et céréales, œufs tout frais tout frais préparé par la Grand-mère.

A 9h, au boulot

Au choix :

  • Lavage des brebis, c’est mon préféré j’adorrrrre c’est tellement drôle (1 fois par semaine). Vidéo à venir …
  • Confection de chapeaux avec la laine des brebis avec les Américaines. Sarah est artiste dans l’âme et fait pleins d’objets en laine de brebis. Willow pour sa part parle Thai, chinois, Français, … rien que cela.
  •  Construction d’une nouvelle cabane pour accueillir de nouveaux volontaires qui s’occuperont de l’école à côté.
  • Construction & arrosage des potagers, ça c’est notre truc avec Mathieu. Je me suis découverte une véritable passion pour le jardinage. Euh non faut pas déconner, en 1 mois on change pas du tout au tout. Blague à part c’est très satisfaisant comme travail : on est dehors et c’est concret (avant pas de potager maintenant un potager).
  • Coupage de bois dans la forêt où il y a des cobras Thaï ! Bon, ça c’est pour les mecs.
 12h on a faim

Superbe repas thailandais à la ferme ou dans le mini resto en bord de route d’une amie d’Arnon: salade de papaye, poulet super fermier, pleins de végétaux ….

On a appris avec Mathieu a aimer les repas épicés. Comme ils sont trop cool, les repas sont pour nous sans épices, on les ajoute si on veut. Pause jusqu’à 15h pendant laquelle on fait école, sieste, discussion avec les autres volontaires, blog.

15h  Aller faut pas mollir, on y retourne

on re-nourrie et re-nettoie les boxs des animaux et on arrose les jolis potagers que l’on a fait. Mardi matin en arrivant, je m’étais dis TRANQUILLE on a une pause de 3h et on bosse 1 heure l’après – midi. En fait, 5h de boulot en plein cagnard c’est juste épuisant.

Fin de journée

18h c’est la nuit, c’est dîner.

 

Jeanne aura vérifié avant 100 fois si les poules n’avaient pas offert de nouveaux oeufs à la communauté, hurlé 100 glouglous et eu 600 glouglous des dindons en retour. Basile nous aura bien fait rire avec son “Il y a une famille de cochon :1 papa, 1 maman et 2 bébés” en montrant les 2 énormes cochons noirs dans le jardin et les 2 cochons d’Inde dans l’aire des lapins. 19H wall disney pour Jeanne & Basile dans la hutte d’Arnon. 20h dodo pour les enfants. Entre 21h et 22h dodos pour les parents et oui on est tout fatigué.

En synthèse, c’est très sympa. Jeanne et Basile adorent et refusent de partir demain.

Nous sommes arrivés mardi matin dans un lieu totalement improbable : la “Little Farm Friendly Project” tenue par Arnon, son frère Ao, sa mère et sa soeur pour faire une nouvelle semaine de volontariat.

Le décor : notre hôte Arnon

Pour tenter de cerner le personnage (attention, il s’agit de ce que nous avons compris, nous avons quitté le monde Francophone du Ganeshapark!), voici une rapide description de la vie d’Arnon. Il est Thailandais et vient initialement de Bangkok. Il a travaillé quelques années à la Thailand Wildlife Foundation avant de tout quitter pour vivre pendant 1 an et demi seul dans la forêt et suivre une espèce de singes jamais étudiée. Tous les 3 jours il allait chercher de la nourriture chez les humains. Si si on a bien compris ! Son projet était de publier un livre mais son ordinateur s’est cassé et il a perdu tous ses écrits. Il a alors décidé de vivre avec un éléphant pendant 2 ans. Puis son éléphant est mort, et a monté ce projet www.littlefarmfriendlyproject.org il y a 3 ans. Il s’agit de faire une ferme pédagogique et d’en faire un lieu de rencontre entre les étrangers et les Thailandais. Il a appris l’anglais avec ce projet au contact des volontaires. Pour étayer un peu plus la description, il vit dans cette hutte et nous a accueilli avec sa moto side car (la on serre les fesses et on oublie toutes règles de sécurité). En arrivant, il nous montre qu’il a un énorme trou dans le pied de 2 cm du à une grosse visse. Nous avons mis 2 jours à le convaincre d’aller voir un médecin. Un personnage totalement atypique avec visiblement un grand cœur.

Le décor : La ferme

La découverte de la ferme nous a de prime abord un peu déconcerté. Nous pensions nous retrouver perdu au calme dans les montagnes pour jouer les agriculteurs solitaires et nous arrivons au bord d’une grosse route devant cela :

On creuse un peu et on découvre que finalement être dans cette petite ferme avec les enfants c’est absolument parfait (malgré le bruit de la route) :

  • Le décor de dessin animé est visblement typique de la région. Il y a de nombreux magasins en bord de route qui vendent des espèces de nains de Jardins et nous avons croisé de gigantesques “SWISS FARM”,  “PROVENCE FARM”, “COW BOY FARM”, “MARRAKECH FARM” … Nous ne sommes qu’à 2h30 de Bangkok et supposons de fait, que cette région frontalière à la Birmanie qui n’a pas vraiment d’intérêt (dans aucun guide), essaye de se faire une place au soleil avec ces resorts délirants. Nous n’avons pas encore compris comment ils en vivaient, ces resorts sont déserts. A côté notre little friendly farm est effectivement extrêmement Little, friendly, rustique et faite uniquement avec les mains de Arnon, sa famille et les autres volontaires. Le marché du coin est sans aucun occidentaux, les produits vendus nous sont totalement inconnus et les artisants ont touché à peu près 100 fois Jeanne et Basile, preuve qu’ils n’en passent pas souvent.  Il y a des insectes dans toute la cabane où nous dormons, nous mangeons typiquement Thai et à part les autres volontaires, nous ne sommes qu’avec des locaux. Ouf nous sommes soulagés.
  • Par ailleurs, le volontariat dans les fermes totalement reculées est à priori encore un peu trop trash pour nous.  En effet, certains des autres volontaires qui sont ici avec nous (2 Américaines, 1 Chamoniard, 1 Suisse, 1 chinois, 1 Berlinois) ont fait des fermes dans des coins totalement perdus au Nord, sans eau, sans électricité, avec des maisons sans murs … Bref, on aime l’aventure mais faire l’école dans le noir ou dans la paille sous 40° ce sera pour une prochaine fois. A suivre nos aventures de fermiers et quelques histoires qui nous ont bien fait rigoler…

Nous avons quitté lundi matin le Ganeshapark ou nous sommes restés une journée de plus afin de participer a l’anniversaire de Talia et de l’accompagner à l’école le lendemain matin. Talia a été pour nous une vraie rencontre. C’est la seule et dernière fille de François, née en Thailande et parlant couramment français, elle a fêté ses 8 ans avec nous. Joyeux anniversaire Thalia !

Nous avons pu assister avec elle à la cérémonie de l’école qui a lieu tous les matins de 8h à 9h. Les enfants sont debout et chantent l’hymne national avec le lever de drapeau. Il y a également un chant et une danse traditionnelle. Une vraie expérience avec une directrice et des enseignantes ravies de nous accueillir. Nous avons ensuite été avec elle dans sa classe ou tous les enfants étaient mort de rire devant Jeanne et Basile qui de fait ont été légèrement impressionnés.

 Voici quelques photos de Talia et de la fantastique famille de François pour clôturer cette semaine extraordinaire. Merci François, Talia et sa grande famille avec les Mahouts et les éléphants. A bientôt Ganeshapark, on reviendra c’est sur. On a tellement aimé qu’on s’est offert un reportage de James, ami de François et reporter, qu’on vous montrera à notre retour. A suivre …

Nous avons eu la chance de pouvoir profiter pleinement d’un moment particulièrement apprécié des grands comme des petits : la baignade avec les éléphants.

Une première fois lors de notre premier jour au Ganeshapark et une autre fois lors de notre dernière journée, car des visiteurs avait annulé leur séjour, il y avait ainsi de la place sur le dos de nos mastodontes adorés.

Les Mahouts sont alors totalement déjantés, impressionnants de souplesse et d’agilité pour sauter d’éléphant en éléphant, qui prennent aussi beaucoup de plaisir à se baigner avec la chaleur des journées Thaïlandaises.

Les autres jours, nous sommes présents pour assister les visiteurs, les enfants s’empressant tout de même de sauter dans le lac pour se rafraîchir avec leurs copains de passage.

 

Et pendant ce temps, je joue au paparazzi pour laisser un souvenir impérissable aux routards venus passés deux journées inoubliables…

 

Voici Sanya Collier un des 11 enfants de François (4 adoptés dont Sanya) qui est champion de Boxe Birmane (sans gants de boxe), je vous laisse voir sur you tube ce que cela donne ça vaut de détour (suffit de taper son nom). On a quelques démonstrations chaque jour alors on s’entraîne.

Notre quotidien depuis 1 semaine. Indescriptible tellement c’est beau, émouvant, impressionnant, drôle, agréable, extraordinaire…. Des moments de purs bonheurs avec les éléphants, les mahuts, les autres visiteurs et les enfants… A suivre si on peut les pirouettes des mahuts dans l’eau en vidéo …

Le matin après le frugal petit déjeuner, la journée démarre en allant chercher les éléphants dans la palmeraie où ils ont passé la nuit en pleine liberté. J’accompagne cette fois-ci les Mahouts, nom des Thaïs responsables d’une bête attitrée. Nous en reparlerons plus tard.

Lorsqu’on les ramène au lieu de rassemblement, les éléphants font la fête, ils sont heureux de retrouver leurs autres congénères après la nuit passée isolés chacun de leur côté.

Les Mahouts m’ont laissé seul prendre en charge l’un d’entre-eux à ce moment-là…  On ne se rend pas bien compte, mais nos pachydermes courent l’un vers l’autre dans un brouhaha de barrissements impressionnants pour venir se saluer et se faire des bisous. Mieux vaut avoir de l’équilibre…

Ensuite débute un rituel immuable, le repas des éléphants. Ces petites bestioles de 3,5 tonnes se nourrissent d’environ 300kg de verdure quotidiennement. Elle mangent de 0h à 24h en plus des repas ”préparés”.

La première étape consiste à leur donner leur friandise préférée, les bananes. Il faut leur enfiler directement dans la bouche quelques dizaines de régimes pour les contenter.

Une petite vidéo aidera mieux à comprendre le concept.

Vous imaginez bien que quelques fruits ne vont pas leur suffire. Arrive alors leur petite ration de feuilles de bananier qu’ils dévorent doucement mais sûrement, en effeuillant chaque branche méticuleusement pour en tirer uniquement le meilleur.

 

Ça y est, les éléphants sont fin prêts pour aller se balader. A suivre…

 

 

Nous voici enfin depuis dimanche au Ganeshapark, une maison familiale tenue par François avec six éléphants, particulièrement bien soignés après avoir vécu des années de maltraitance.

Nous allons tenter de vous immerger dans cette expérience extraordinaire que nous vivons pendant une semaine, en tant que bénévoles pour accompagner les visiteurs qui séjournent 2 jours dans dans conditions exceptionnelles. Voici pour démarrer quelques illustrations en images de notre lieu, éléphants, ambiance… des images plus que de mots…

Notre lieu de résidence

Le Ganeshapark se situe à proximité de la frontière birmane, plantée au milieu de la jungle. Nous logeons dans un petit bungalow rudimentaire, non loin de l’eau, les conditions sont très simples. Notre chambre est constituée d’un plancher en bambou sur lesquels reposent nos matelas, entourés de moustiquaires. Curieusement d’ailleurs, très peu de ces petites bêtes sont venues nous embêter. La vue est splendide depuis notre petite terrasse, nous assistons tous les soirs à de magnifiques couchés de soleil.

 

Nous y partageons également un lieu commun très convivial ou tout le monde vient prendre ses repas, les éléphants faisant partie du paysage, ils sont presque en permanence avec nous.

Chaque soir, de nouveaux visiteurs arrivent. Par chance cette semaine nous avons chaque jour des familles, les enfants ne manquent pas de compagnie.

Basile est heureux, il s’est trouvé un nouveau chienchien, Aldo, le gardien des éléphants.

Et moi j’ai enfin réussi à trouver un pote qui veux bien jouer au billard avec moi. Les intéressés comprendront.

 

 

Jeanne et Basile ont bien influencé certaines artistes de passage, décrivant bien l’ambiance qui règne dans ce lieu et l’adaptation très rapide des enfants.

Le soir, nous nous endormons sous le doux bruit de la jungle, des mastications des éléphants, des singes qui crient, des oiseaux qui hurlent, des bêtes qui craquent, du vent qui souffle.

Des nuits réparatrices nécessaires pour des journées bien remplies… à suivre.